Sommaire

Les carences en magnésium sont très souvent liées à une augmentation des besoins en magnésium de l’organisme, corrigeables par l’alimentation. On vous donne toutes les informations nécessaires à l'identification de ces dernières, ainsi que la manière dont on les traite !

Carences en magnésium : symptômes

Les principaux signes

La prise de sang permet de mettre en évidence une carence en magnésium. C’est votre médecin traitant qui la prescrira si les symptômes présentés évoquent une carence en magnésium.

Une carence en magnésium, quelle que soit sa cause, se traduit par les mêmes symptômes : ce sont des crampes et douleurs musculaires, des troubles digestifs peu communs, une fatigue chronique ou de l'anxiété.

Si vous présentez ces symptômes, consultez votre médecin traitant.

Le rôle du magnésium dans notre organisme

Le magnésium remplit plusieurs fonctions au sein de notre organisme :

  • formation des os et des dents ;
  • contraction musculaire ;
  • croissance et maturation cérébrale ;
  • réserves d’énergie et régulations métaboliques ;
  • motricité intestinale.

Une carence en magnésium affecte ainsi le fonctionnement de plusieurs organes. Le magnésium est apporté par l’alimentation. Il est stocké principalement dans l’os et le muscle. L’élimination du magnésium se fait par le rein, via les urines.

Concernant la carence en magnésium, quelques chiffres sont à connaître.

Apports minimum en magnésium

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a fixé à 6 mg/kg/jour, l’apport minimum en magnésium permettant de combler les besoins nécessaires.

Ce chiffre est à adapter en fonction de l’âge et du contexte :

  • enfant en pleine croissance, autour de 10 ans : 200 à 250 mg/j ;
  • adolescent, autour de 15 ans : 350 à 400 mg/j ;
  • femme adulte : 360 mg/j ;
  • homme adulte : 420 mg/j ;
  • femme enceinte : 400 mg/j ;
  • personnes âgées (plus de 75 ans) : 400 mg/j.

Sur le plan biologique, la norme du magnésium est définie entre 0,75 et 1 mmol/L. Une carence en magnésium ou hypomagnésémie correspond donc à un taux sanguin inférieur à 0,75 mmol/L.

Le médecin est amené à rechercher une cause plutôt qu’une autre de carence en magnésium, en fonction du profil de l’individu.

Les différents types de carence en magnésium

Certaines carences se normaliseront simplement par l’observance d’un régime alimentaire riche en magnésium.

Il existe trois mécanismes permettant d’expliquer une carence en magnésium :

  • son défaut d’apport ;
  • l'augmentation de sa consommation par l’organisme ;
  • l'augmentation de son élimination.

La carence par défaut d’apport peut concerner tous les profils de population ayant une alimentation déséquilibrée ou insuffisante (anorexie). Les maladies de l’intestin ou du pancréas ne permettant pas une bonne absorption du magnésium en sont également responsables.

Certaines circonstances de la vie nécessitent une alimentation particulièrement riche en magnésium car le corps a des besoins plus importants, notamment :

  • lors de la croissance ;
  • au moment d'une grossesse ;
  • durant les périodes de stress ;
  • en cas de maladies chroniques ou de certaines maladies endocriniennes (diabète déséquilibré).

Enfin, l’augmentation de l’élimination rénale du magnésium peut-être due à une maladie du rein, à une maladie intestinale ou bien à des traitements tels que les diurétiques, certains antibiotiques, etc.

Votre médecin traitant vous indiquera la conduite à tenir en fonction de votre type de carence. Il est parfois nécessaire de consulter un spécialiste.

Carence en magnésium : traitement

La majorité des carences en magnésium rentreront dans l’ordre avec un régime alimentaire riche en magnésium. Les aliments riches en magnésium font partie d’une alimentation équilibrée. Ce sont :

  • le cacao (300 mg pour 100 g) et donc le chocolat ;
  • les céréales ;
  • les noix : noix du Brésil, amandes, noix de cajou, cacahuètes, noisettes, noix, pistaches ;
  • les graines oléagineuses (autour de 200 mg pour 100 g) : graines de courge, de lin, de sésame, de tournesol… ;
  • certains crustacés et mollusques ;
  • les haricots, épinards et figues ;
  • les eaux comme Hépar® ou Quézac®.

La consultation d’un nutritionniste est parfois nécessaire. Lorsque ce déficit est lié à une maladie, alors c’est le traitement de la maladie causale qui rétablira le taux de magnésium à la normale.

Si l’hypomagnésémie persiste malgré un régime alimentaire riche en magnésium ou le traitement de la maladie en cause, alors on a recours à des suppléments de type Mag2® ou Solumag® .

Ces pros peuvent vous aider