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Qu’est-ce que le kwashiorkor ? Comment la malnutrition peut-elle provoquer un gonflement du ventre alors que les bras et les jambes s’amaigrissent ? Quels sont les symptômes et les traitements du kwashiorkor ? Pourquoi le kwashiorkor concerne-t-il surtout des enfants qui ne sont plus allaités ? Quelle différence avec le marasme nutritionnel ?

Toutes les réponses dans notre article.

Qu’est-ce que le kwashiorkor ?

Le kwashiorkor est un syndrome qui apparaît en cas de malnutrition. Il touche particulièrement les jeunes enfants (âgés de 6 mois à 3 ans) sevrés brutalement du lait maternel et dont la nouvelle alimentation ne couvre pas leurs besoins en protéines.

Le kwashiorkor est dû à une alimentation trop pauvre en protéines et à une insuffisance en acides aminés (lysine, méthionine, tryptophane).

Quels sont les symptômes du kwashiorkor ?

Les signes du kwashiorkor sont :

  • une fatigue ;
  • une irritabilité ;
  • une anorexie (diminution de l’alimentation par perte d’appétit) ;
  • une anémie (diminution du taux d’hémoglobine dans le sang) ;
  • une apathie (indifférence à la stimulation) ;
  • une léthargie (état de sommeil et d’extrême affaiblissement) ;
  • une fonte des muscles (les bras et les jambes sont amaigris) ;
  • des œdèmes aux membres inférieurs (au niveau des pieds notamment) ;
  • une ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen) ;
  • une hépatomégalie (augmentation du volume du foie).

Comment soigner le kwashiorkor ?

Une alimentation rééquilibrée et adaptée est proposée en petites portions fréquentes :

  • Pendant une semaine, les protéines sont progressivement réintroduites avec un régime à base de lait enrichi en sucre, sels minéraux et vitamines.
  • Deux à trois semaines plus tard, le lait est remplacé par des bouillies de céréales toujours enrichies en sels minéraux et vitamines.
  • Quand l’enfant atteint 80 % de son poids normal, une reprise de l’alimentation constituée de nourriture traditionnelle peut commencer.

L’enfant est considéré comme guéri lorsque sa masse corporelle correspond à 85 % du poids normal.

Un complément en lactase peut être utilisé en cas d’intolérance au lactose.

Des antibiotiques peuvent aussi être administrés afin de protéger les enfants très affaiblis des infections (tuberculose, paludisme par exemple).

La carence en acides aminés peut être soignée avec une alimentation riche en produits laitiers.

Kwashiorkor : quels risques ?

Le kwashiorkor est un état de malnutrition grave et potentiellement mortel. Sans un traitement précoce, le kwashiorkor provoque :

  • un retard ou un arrêt de la croissance ;
  • un amaigrissement ;
  • des œdèmes au ventre et aux pieds ;
  • un éclaircissement et un affaiblissement des cheveux et de la peau ;
  • des troubles digestifs (diarrhée, gastro-entérite) ;
  • des atteintes du foie et des reins ;
  • une fragilisation du système immunitaire ;
  • des séquelles au niveau du développement mental.

Le kwashiorkor provoque un déficit d’albumine dans le sang. L’albumine est la principale protéine circulant dans le sang. Elle représente à elle seule 55 % des protéines contenues dans le sang. L’albumine a la propriété d’entraîner l’eau dans la circulation du sang. S’il y a un déficit en albumine, l’eau stagne et provoque un œdème.

En quoi le marasme nutritionnel diffère-t-il du kwashiorkor ?

On parle de marasme, aussi connu sous le nom d’athrepsie, lorsqu’un malade atteint un état d’extrême maigreur à la suite d'un apport énergétique insuffisant.

Il est à différencier du kwashiorkor dans la mesure où c’est plutôt un apport en protéines insuffisant qui est alors en cause.

Ces pros peuvent vous aider