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Les fruits secs comblent une fringale en apportant à l’organisme de nombreux nutriments très utiles.

Parmi eux, la faîne, assez peu répandue aujourd’hui, a été un précieux allié de nos ancêtres, à différents égards. Faisons le point ensemble.

Faîne : fruit du hêtre

La faîne se récolte au moment de « la faînée », au pied des hêtres dont elle est issue. En forêt ou en isolé, le hêtre fournit, après des températures estivales élevées, un petit fruit à coque savoureux à consommer cru, bouilli ou grillé :

  • Son goût est assez proche de celui de la châtaigne et du pignon de pin.
  • La faîne est de forme triangulaire, contenue dans une écorce épaisse.

Vertus nutritionnelles avérées de la faîne

Les faînes sont riches en glucides et en lipides puisqu’elles contiennent 40 % de matières grasses.  La consommation de faine aurait un impact positif sur la santé :

  • Il jouerait un rôle actif dans la prévention des maladies du système nerveux. Les effets de la maladie d’Alzheimer et du symptôme de la Tourette seraient diminués.
  • Les douleurs rhumatismales seraient estompées.
  • Certaines affections cutanées pourraient être guéries.

Faîne : consommation d’antan

Alimentation de base dans la Grèce antique, la faîne est devenue au fil des siècles un met de substitution lors de famines ou de disettes.

La faîne entrait alors dans la préparation de farines, de beurres aux propriétés antibactériennes et vermifuges, d’huiles aux qualités de conservation sans pareil.

Hêtre et bien-être

Si la faîne est réputée pour son petit goût de châtaigne, le hêtre dans son ensemble est apprécié pour ses qualités pharmacologiques :

  • La sève du hêtre est utilisée pour soigner des affections pulmonaires et entre dans la composition de nombreux sirops anti-tussifs.
  • Les décoctions d’écorces de hêtre étaient utilisées pour leurs qualités désinfectantes et astringentes.

Graines de cochons !

Glands et faînes ont longtemps constitué l’alimentation des porcidés (cochons, porcs et sangliers), que l’on emmenait paître en forêt.

Face à la gloutonnerie des porcs et cochons, une raréfaction des jeunes pousses de hêtre a été observée au XVIIe siècle dans les forêts françaises.

Pour y remédier, Colbert décida d’établir une ordonnance du « droit de faînée » dans les années 1670, interdisant aux fermiers de laisser paître leurs animaux sous les hêtres.

Seul le ramassage par l’homme devint autorisé à cette époque.

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