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Une carence en potassium n'est pas à prendre à la légère ! Cet élément minéral intervient dans la transmission des influx nerveux et dans les contractions musculaires : il exerce une influence directe sur l'activité du cœur. Une hypokaliémie chez une personne affaiblie ou souffrant d'une pathologie cardiaque doit être prise en charge très rapidement.

Le point dans notre article.

Hypokaliémie : symptômes

On parle d'hypokaliémie lorsque le taux de potassium sanguin est inférieur à 3,5 millimoles par litre (mmol/L) de sang. Les taux normaux se situent entre ce niveau inférieur et 5 mmol/L.

Au-delà, il s'agit d'une hyperkaliémie, qui est également nocive pour l'organisme.

Une hypokaliémie peut passer inaperçue ; néanmoins, elle s'accompagne généralement de fatigue et de signes affectant différentes régions de l'organisme :

  • la sphère cardiaque, occasionnant des troubles du rythme et une hypotension ;
  • les muscles : douleurs, crampes, faiblesse, paralysie, voire destruction du tissu des muscles striés (c'est-à-dire les muscles sous le contrôle du système nerveux central) ;
  • le tube digestif : nausées, constipation, voire occlusion intestinale, en raison de l'atteinte des muscles lisses ;
  • les reins, lorsque l'hypokaliémie est sévère et se prolonge dans le temps.

Causes de l'hypokaliémie

L'hypokaliémie peut être due à :

  • Un apport alimentaire insuffisant en potassium, résultant par exemple d'une anorexie mentale.
  • Une élimination trop importante de celui-ci :
    • par voie urinaire, causée par une maladie des glandes surrénales par exemple (syndrome de Conn) ou par la prise de certains médicaments diurétiques (les diurétiques de l'anse) ;
    • par voie digestive, notamment en cas de diarrhée (aiguë ou chronique), de vomissements répétés ou de prise régulière de laxatifs.
  • Une entrée excessive du potassium à l'intérieur des cellules, résultant par exemple :
    • de la prise d'insuline, de bronchodilatateurs de la famille des « bêta-2 mimétiques », prescrits dans le traitement de l'asthme (salbutamol, terbutaline) ;
    • d'une alcalose (augmentation du pH dans le milieu extracellulaire) ;
    • d'une maladie génétique rare, la paralysie périodique hypokaliémique familiale.

Hypokaliémie : quels traitements ?

Le traitement de l'hypokaliémie consiste à corriger le problème qui en est à l'origine : en cas de déficit alimentaire, ou d'excès d'élimination, il faut augmenter ses apports en potassium.

Aliments riches en potassium

Lors d'une hypokaliémie légère chez une personne en bonne santé, consommer des aliments riches en potassium peut suffire à compenser le déficit. Il convient ainsi d'intégrer aux menus :

  • des fruits secs (abricots secs, figues, noix...) ou frais : bananes, kiwis, oranges, pamplemousses... ;
  • des légumineuses (lentilles, haricots...) et des légumes : carottes, tomates, épinards, choux, pommes de terre avec leur peau... ;
  • de la mélasse, produit sucré issu du raffinage de la canne à sucre ou de la betterave, qui se présente souvent sous la forme d'un sirop très riche en éléments minéraux ;
  • des céréales complètes ;
  • du chocolat ;
  • de la viande et des poissons, particulièrement lorsqu'ils sont gras.

Supplémentation

Il existe également des comprimés ou gélules de potassium, à prendre en complément de l'alimentation. En cas d'hypokaliémie sévère, l'administration est réalisée par injection intraveineuse.

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