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« Mange de la viande si tu veux devenir fort (ou forte) », sans doute une phrase que nombre d'entre nous ont entendu de la bouche de parents ou grands parents.

Mais est-ce vrai ? La consommation excessive de viande aurait-elle un impact sur notre santé, en plus d'en avoir une sur l'environnement ? Zoom sur les méfaits de la viande sur notre corps.

Consommation de viande rouge et risque de cancer

Le risque d'apparition de certains cancer est augmenté chez les personnes consommant une grande quantité de viande rouge ou de viande transformée (à savoir les viandes fumées, salées ou traitées comme la charcuterie, le pâté, le boudin, ou encore la saucisse) :

Selon les scientifiques, le lien entre la consommation de viande et la survenue de certains cancer a plusieurs origines :

  • Le fait de cuire la viande à forte température et de l'amener à être « bien cuite » entraine la production de substances chimiques cancérigènes : les amines hétérocycliques (AH) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
  • Le fer hémique contenu dans la viande rouge en plus grande quantité que dans la viande blanche favorise la formation de composés cancérigènes.
  • Les nitrates ajoutés comme conservateurs dans les viandes transformées se transforment en nitrites dans l'estomac. Ces derniers forment des nitrosamides ou nitrosamines, des composés cancérigènes. De même, les nitrites peuvent être directement ajoutés dans les viandes transformées pour les conserver.

Évitez de consommer les parties brûlées de la viande cuite au barbecue, celles-ci étant riches en hydrocarbures aromatiques polycycliques, des substances cancérigènes.

Par quoi remplacer sa consommation de viande ?

La consommation de viande augmenterait également le risque de :

  • prendre du poids ;
  • souffrir de maladies cardiovasculaires ;
  • développer un diabète de type 2 (viande rouge).

Pour réduire la consommation de viande sans baisser l'apport protéique issu de l'alimentation, il est possible de consommer des protéines provenant d'autres sources :

  • du poisson (en alternant les poissons maigres et les poissons gras), de la volaille ;
  • du lait et ses substituts ;
  • des noix (une poignée par jour) ;
  • des haricots secs, les pois, les lentilles (au moins deux fois par semaine) ;
  • des produits du soja.

Pour aller plus loin :